Être motivé : en pratique

Suite à l’article précédent sur les principes de la motivation, je vous propose aujourd’hui des conseils pratiques. Vous y trouverez des exemples illustratifs qui ne sont pas exhaustifs, car chaque enfant est unique.

Ces conseils sont particulièrement aidants pour l’adolescent dyslexique, dysorthographique, dyspraxique, dysphasique ou TDAH …Pour les plus jeunes, c’est un peu tôt, ou c’est à adapter.

Nous allons donc voir, tout d’abord, comment construire la base de la motivation, puis nous verrons comment la nourrir.

Comment construire la base de sa motivation ?

1. Choisir sa mission de vie

« Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. » nous enseigne Confucius.

Il est bon que votre enfant ait une vision positive de ce qu’il veut faire dans l’avenir. Il peut commencer à réfléchir à sa mission de vie, puis la noter.

Elle n’est pas écrite en une seule fois dans le marbre. Vous pouvez proposer à votre enfant d’y revenir régulièrement pour la compléter, la préciser, la rectifier, selon les aléas du vécu.

2. Lister ses objectifs

Les objectifs sur le long terme découlent de la mission de vie.

Les objectifs sur le court terme, détaillant ceux du long terme, doivent être clairs, mesurables et atteignables.

  • Clairs pour les garder facilement en tête.
  • Mesurables pour pouvoir se rendre compte des progrès.
  • Atteignables pour que ces progrès amènent à des résultats tangibles.

3. Etablir son plan d'actions

Vous pouvez aider votre enfant à définir un plan d’actions en se concentrant sur l’essentiel. Les plans d’actions efficaces sont les plus simples.

Il est important de faire le point régulièrement sur les réalisations de votre enfant. Cela permet non seulement d’entretenir sa motivation en regardant ce qui a été déjà accompli, mais aussi de préciser ou rectifier son chemin.

Voici un exemple d’un plan d’actions, découlant de la mission de vie, puis des objectifs.

Comment construire sa motivation ?

Comment nourrir sa motivation ?

Evoquer ses idées, ses actions

Souvent, les élèves expliquent ne pas être motivés par les activités pédagogiques de l’enseignant car ils les trouvent dénuées d’intérêt. Comment faire pour son enfant ?

Il faut créer cette motivation artificiellement avec des évocations.

Avant de faire l’activité, si le jeune pense, en les évoquant, à telle idée, à telle action, qu’il les fait se dérouler en lui par des images, par des paroles, il se place dans la situation voulue pour susciter ses motivations.

Par exemple:

Avant de faire ma rédaction (pour me motiver), j’évoque, ou plus exactement, je visualise dans ma tête, ou je me dis à haute voix, ce que je vais faire :
– je vais écrire les principales idées qui me viennent à l’esprit;

– puis je vais classer ces idées,

– et je vais m’en servir pour faire un plan.

Je m’imagine être satisfait, libre, créatif … en faisant tout cela.

Je suis alors, davantage motivé pour m’y mettre réellement.

S'inspirer

La mission de vie a pu prendre sa source grâce à une identification à un proche (parent, grands-parents, oncle, tante, ami…) ou à un modèle (enseignant, professionnel, personne célèbre, artiste, artisan…), qui a réussi dans le domaine souhaité.

Votre enfant peut s’inspirer de cette personne en évoquant sa façon de faire et de penser : en l’observant, en expérimentant ses gestes et ses paroles, en les prolongeant, en les adaptant à lui-même.

Une citation, un film, un livre … inspirants peuvent être aussi une source de motivation.

Ses sources d’inspiration doivent être ressenties fréquemment.

Pour s’en imprégner visuellement,  votre enfant peut créer un poster d’images, de citations … qu’il regarde quotidiennement.

Tableau de visualisation

Il peut aussi écouter des audios, regarder des films inspirants, participer à des stages, des échanges …

Je vous propose ces films qui suscitent l’espoir et le désir d’atteindre ses objectifs :

« Un homme d’exception, 2001 », « Le discours d’un roi, 2010 », « À la recherche du bonheur », « Jack », « Billy Elliot »  et « Coach Carter ».

Agir et être patient

Les paroles et les pensées sont primordiales mais ne suffisent pas : il faut maintenant agir, mettre en application le plan d’action que le jeune s’est fixé.

Inutile de trop réfléchir ou d’espérer la perfection avant même de se lancer : il faut simplifier au maximum pour pouvoir agir.

Votre enfant doit être patient pour ne pas brûler les étapes, ne pas abandonner. En étant engagé et concentré sur sa voie, les résultats viendront peu à peu.

Cette succession d’efforts issus directement du plan d’action nourrira son sentiment d’efficacité.

 Par exemple :

Je me dis : « je commence sérieusement ma tâche (ou mon activité) pendant 10 minutes ». (Souvent, il suffit de s’y mettre pour y trouver de la motivation, et ainsi persévérer.)

Voir une erreur comme un progrès

Les difficultés traversées ne doivent pas être vues comme un échec mais plutôt comme un moyen de progression et d’apprentissage, et un enrichissement.

Dépasser les difficultés et contourner les obstacles confirment la détermination de votre enfant à réaliser ses objectifs.

Le moindre progrès est un pas de plus vers ses objectifs. Et chaque petit pas en avant renforce sa motivation.

Par exemple :

Je profite de mon erreur pour revoir, comprendre et retenir la correction de mon exercice.

Je refais l’exercice pour bien assimiler la leçon et, être capable de faire un exercice similaire lors du contrôle.

Pour vous détendre, une vidéo sur l’échec qui amusera votre ado 😉 :

https://www.youtube.com/watch?v=c0IsvrSpcx4

Rester centré sur soi-même

Votre enfant doit rester centré sur lui-même. En effet, il peut écouter les critiques constructives pour s’améliorer, mais le plus important reste son appréciation personnelle. Il ne sert à rien de se comparer aux autres.

Il faut s’approprier les bons conseils, les bonnes méthodes pour trouver sa propre voie, son propre rythme, et non vouloir faire ou être comme les autres.

Par exemple :

A partir des stratégies que je me suis approprié, j’ai trouvé ma méthode de travail. Dorénavant, c’est celle que j’applique car je sais qu’elle m’aide à atteindre mon objectif.

Consolider sa volonté

Consolider sa volonté nécessite d’exercer sa maîtrise de soi, sa ténacité, sa capacité de décision et son esprit d’initiative. Votre enfant peut commencer par ce qui est le plus aisé et s’en servir pour améliorer les qualités moins accessibles.

En persévérant, en s’engageant, en étant investi dans son travail, en utilisant de son propre gré des stratégies, il avancera.

Par exemple :

Maîtrise de soi : Je ne me laisse pas happer par certaines activités non prioritaires (écran, sorties…). Je regarde l’heure. Je me donne un temps limité, avec de courtes pauses. Je récompenserai mes efforts par une activité plaisante ou relaxante. Je m’aide régulièrement en m’encourageant.

Ténacité : Je n’abandonne pas devant la difficulté. Même, si je ne réussis pas à 100 %, je ressors grandi de ma persévérance. Pour un problème difficile, je cherche des données, je fais des hypothèses, je m’appuie  sur les définitions et les propriétés démontrées, comme si j’étais dans la peau d’un chercheur.

Décision : Je choisis ma manière de réviser telle leçon (je la découpe en parties, je récite les définitions, je fais un résumé de tous les parties…). Je fixe moi-même mes priorités et je suis déterminé à m’y tenir.

Initiative : J’expérimente une nouvelle méthode de travail. J’écris tous les mots qui me viennent à l’esprit, je les relie avec 3 ou 4 couleurs différentes qui formeront les différentes parties de ma rédaction…

Être positif

La voix intérieure de votre enfant doit être positive pour construire un mental plus fort.

La plupart du temps nous n’exploitons qu’une infime partie de notre potentiel car nous avons peur du changement ou nous nous focalisons sur des hypothétiques difficultés. Aussi nous doutons et nous abandonnons rapidement.

Aussi, votre enfant doit entraîner son mental, pour ne pas succomber aux peurs, aux doutes qui sont des créations de l’esprit.

Tout d’abord, il est important qu’il se réserve des moments pour se relaxer, se détendre.

Vous pouvez l’aider à garder un discours positif.

Il peut même s’auto-motiver avec une phrase qu’il va se répéter 3 fois le matin au réveil.

Par exemple :

Aujourd’hui, je souhaite bien travailler en français (pour pouvoir écrire des scénarios de film plus tard).

Ou, le soir au coucher, il peut se remémorer les moments positifs de la journée.

Aujourd’hui :

  • j’ai bien révisé mes leçons pour mon devoir;
  • j’ai fait beaucoup d’efforts pour apprendre mon anglais;
  • j’ai bien compris les maths;
  • j’ai écouté avec attention mon prof.

Récapitulons les 7 conseils pour que votre enfant nourrisse sa motivation :

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Être motivé.

La motivation est le moteur de l’apprentissage.

Au cours de mes lectures sur ce sujet, j’ai souvent pensé aux élèves que j’accompagne. Leur motivation est essentielle. Leurs difficultés dues aux troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie …) leur demandent de redoubler d’efforts par rapport aux autres. Si la motivation n’est pas au rendez-vous, ces enfants, plus que les autres, risquent de perdre espoir et de subir leur scolarité.

Comment  les aider à trouver leur motivation ?

Regardons tout d’abord des explications théoriques ici, avant d’aborder des exemples plus pratiques dans le prochain article.

Sommaire​

La motivation : c'est quoi ?

La motivation est ce qui nous permet de faire des choix dans la vie.

Il existe deux types de motivation : celle de la finalité et celle des moyens. La première est centrée sur le but final, tandis que la seconde se compose des activités pratiquées. Par exemple, devenir un guitariste talentueux est une finalité, jouer de la guitare est un moyen (un moyen pour savoir jouer un morceau…).

Une motivation forte et durable allie ces deux types. En effet, celle de la finalité est très forte au départ, mais elle ne peut pas durer, car seule, elle sera  probablement vouée à l’échec. Elle ne donne pas les moyens d’atteindre l’objectif souhaité.  La motivation des moyens est suffisante pour prendre plaisir à une activité, mais elle risque de s’essouffler en se perdant dans des actions mécaniques. Elle ne suffit pas pour réussir un projet personnel.

Être motivé par la finalité

La motivation de la finalité peut donner du sens à sa vie, comme une mission de vie.

Elle est souvent attachée à une dimension du beau, du vrai, du bien. Elle adhère à ces sentiments de façon personnelle et profondément. Ainsi, la motivation peut s’engager à ces valeurs qui l’animent.

Être motivé par les moyens

La motivation des moyens concerne les activités pratiquées.

On peut être motivé par ce que l’on réalise car cela procure du plaisir. On se trouve dans un état, appelé le « flow » par Mihaly Csikszentmihalyi,  où l’on ne voit plus passer le temps tant l’activité que nous faisons nous captive et nous apporte de la satisfaction.

Etre motivé par les moyens
Photo by pixabay

Comment être motivé ?

Nous avons vu ce qu’est la motivation, sous ses 2 formes (la finalité et les moyens). Voyons les 4 piliers qui vont pouvoir la consolider : les évocations, le sentiment de compétence, la volonté et l’émotivité.

S'appuyer sur les évocations

Pour Antoine de la Garanderie, l’évocation est la mise en paroles ou en images de ce que l’on a au préalable, observé ou ressenti.

Pour être vraiment motivé, il faut s’appuyer sur les évocations.

La personne, désireuse de jouer un morceau célèbre à la guitare, doit évoquer non seulement le morceau qu’elle aimerait jouer, mais aussi tous les moyens et toute la technique pour y arriver.

Ces évocations permettent de coder mentalement des modèles regardés et écoutés afin de se les approprier, en s’y exerçant, en les adaptant. Exceptés pour quelques personnes qui le font intuitivement, il faut avoir la ferme intention d’évoquer. Cela pourra devenir par la suite une habitude. Et une fois celle-ci installée, l’évocation se fera inconsciemment.

Évoquer, selon que l’on vise la motivation de la finalité ou celle des moyens, nécessite une démarche différente. Si l’on est déjà motivé par la première, on doit ralentir ses pensées pour accéder à une évocation des moyens qui concerne les détails.

En revanche, si l’on est déjà motivé par les moyens, on doit regarder plus loin, pour trouver une évocation des fins. Un élève ayant des facilités en mathématiques, mais étant peu motivé, devra porter un regard extérieur pour trouver une motivation sur une finalité. Au plaisir de bien s’exercer, s’ajoutera une dimension plus grande. Par exemple, il pourrait apprécier l’exactitude de cette science.

Se sentir compétent.

Il serait normal de penser que l’on n’est motivé que pour les choses que l’on est capable de faire.

Un élève dira qu’il n’est pas motivé par la matière dans laquelle il obtient de mauvais résultats. Ce renoncement, souvent dû à la politique de sélection de notre société, de l’école, doit être dépassé.
 

Les écoles et les titres ne sont que des moyens et non des fins pour fonder la motivation d’un élève. Car ce ne sont pas les seules voies, et pas toujours les meilleures pour lui.

Pour que l’élève puisse trouver son chemin, il doit être humble et ne pas attendre d’être confronté à l’échec. La motivation est une question de finalité personnelle.

Fort de cette prise de conscience, il faut alors bien user de ses capacités mentales pour rester motivé et réussir dans sa voie. 

Être attentif, mémoriser, comprendre, imaginer sont les moyens qui accompagnent toute activité. Il est donc important d’apprendre à s’en servir. Et la joie qui découle de leur mise en œuvre nourrit le sentiment de compétence.

Entraîner la volonté.

Il faut faire la distinction entre être motivé par une activité qui demande de la volonté et être entraîné par celles qui ne nécessitent aucun engagement (ordinateur, sortie…).

La véritable volonté, propre à l’individu, est celle qui lui permet de se retrouver avec lui-même. Elle est au service de sa liberté et ne que dépend de lui-même.

Elle a besoin de quatre éléments : la maîtrise de soi, la décision, la ténacité et l’initiative.

La maîtrise de soi est la faculté à ne pas succomber en aveugle à sa spontanéité. La décision reconnaît l’individu comme un acteur responsable. La ténacité traduit la force à surmonter les obstacles. Et l’initiative est la faculté de pouvoir prendre des risques mesurés, hors des sentiers battus.

Ces quatre facteurs interagissent.

L’éducateur pourrait penser que l’enfant doit d’abord savoir se maîtriser et faire preuve de ténacité, pour pouvoir prendre des décisions et des initiatives. Malheureusement cette croyance crée soit un sentiment de dépendance pour le jeune en apprentissage vis-à-vis de l’adulte, soit un état de révolte. L’enfant qui refuse la cuillère que l’on va mettre dans sa bouche pour le faire manger souhaite apprendre à manger tout seul. L’adulte échoue car il est parti du principe que la maîtrise de soi allait engager la bonne décision : manger. Il suffit de lui donner une cuillère et le laisser essayer pour qu’il accepte à nouveau la nourriture de la main de l’adulte. Ici, c’est l’initiative qui engage la maîtrise de soi.

Pour aider les enfants à mieux accepter les exigences des acquisitions fastidieuses, il est important de leur expliquer les finalités. Grâce aux évocations de celles-ci, les enfants trouveront un sens aux apprentissages. En les incitant à faire des évocations de leur choix, les jeunes peuvent exercer leur volonté, en mettant en œuvre leur maîtrise de soi, leur décision, leur ténacité et leur initiative.

Billy Elliot

Mobiliser l'émotivité.

Certains enfants ne parviennent pas à être motivés car ils sont assaillis par trop d’émotivité. Leur incessant questionnement sur toute chose les angoisse. Puis, paralysés par leur peur, ils font preuve de blocage.

Pour se dégager de cette peur paralysante, l’angoisse ne doit pas être niée. Elle doit être prise en compte et considérée comme une source mobilisatrice qui va faire découvrir de nouvelles solutions. Comme un acteur, qui envahi par le trac, extrait de son angoisse des ressources pour jouer son rôle avec force.

Comment éduquer la motivation ?

L'éducateur

Un éducateur, qui souhaite motiver un enfant, peut avoir un effet d’acceptation ou de rejet de ce dernier. Si l’éducateur a toujours fondé sa propre motivation exclusivement sur l’un des 4 éléments de la volonté, il est convaincu de son efficacité seule . Il souhaite alors le transmettre au jeune. Cela peut avoir un effet nocif. L’enfant, selon s’il a tendance à accepter ou à rejeter les conseils de son éducateur, peut ne voir que cette facette de la volonté, ou a contrario, la condamner en bloc. Par ailleurs, l’éducateur peut omettre certains traits de la volonté, qu’il a acquis sans effort ou qu’il pense innés pour tous, et il oublie alors de les transmettre.

Il est  donc important que l’éducateur connaisse ses propres habitudes qui nourrissent sa volonté avant d’éduquer l’enfant. Il doit faire un travail sur lui-même pour comprendre ce qui le caractérise. Ainsi, il peut appréhender ses différences avec son élève. Pour s’intéresser à ses ressources personnelles, l’éducateur doit faire un retour sur soi, une introspection.

L’élève composant, celui qui accepte, a besoin d’être approuvé. L’opposant, de critiquer. Dans les deux cas, il a besoin d’être reconnu. Et cette reconnaissance n’est pas la même pour chacun d’eux. Elle peut être compliquée si l’éducateur n’a pas lui-même le même profil. « Le composant réagit à l’opposant en composant encore ; l’opposant en s’opposant encore « . L’éducateur a donc intérêt à intégrer ces deux modes de fonctionnement pour créer une relation harmonieuse.

L'entraide et la compétition

Les raisons pour lesquelles une personne est composante ou opposante peuvent être multiples. La première a besoin des autres pour grandir et pour affirmer sa raison d’être. Tandis que la deuxième a besoin de se distinguer et de se construire à partir de ses propres ressources, pour se faire reconnaître des autres.

Le composant est davantage motivé dans une pédagogie de l’entraide, dans la communication des moyens pour que chacun en tire parti. Il discerne les qualités d’autrui et les siennes, mais manque d’esprit critique sur les faiblesses des autres et de lui-même. Aussi face à l’adversité qui le met en difficulté, il se décourage et renonce. Par contre, l’opposant est motivé par une pédagogie de la compétition, par l’exigence de protéger son originalité, afin d’être accepté pour ce qui fait sa propre différence.

Le composant doit se mettre en projet d’évoquer les faiblesses des autres et les siennes comme le fait l’opposant. Ce dernier, au contraire, doit évoquer les qualités des autres et les siennes (comme le composant), afin de s’améliorer, pour acquérir une nouvelle qualité ou modéliser sa réussite, même lorsque son but a été atteint.

La motivation est d’autant plus riche si elle est nourrie par l’entraide, mais aussi par la compétition qui encourage le surpassement.

entraide
Photo by pixabay

La pédagogie de la motivation

Trois points importants servent la pédagogie de la motivation.

Des échanges au sein d’un groupe, animés par une personne, peuvent permettre de faire prendre conscience à chacun de ce qui le motive ou pas, et de s’inspirer de l’expérience d’autrui. L’éducateur anime le partage avec des questions précises qui ont pour but que chacun découvre son schéma de motivations, et en fasse profiter les autres.

– Dans toute situation éducative, il est nécessaire de faire comprendre, et d’utiliser à bon escient, l’esprit d’entraide et celui de la concurrence. Tout excès de l’un ou de l’autre est contre-productif pour une motivation durable.

– La motivation doit toujours reposer sur ces 3 principes. Le premier est que chacun doit accepter sa volonté de liberté. Le deuxième est que chacun doit prendre conscience de tous les moyens qui sont à sa disposition ou pourraient l’être pour exercer sa liberté. Enfin, le dernier est que l’individu, tout comme le groupe, doit partager ses expériences, ses connaissances, pour construire une vie en communauté meilleure. Communiquer ne veut pas dire renoncer à son devenir personnel, bien au contraire.

En conclusion

Pour connaître une véritable motivation, il faut s’intéresser à donner du sens à son projet par rapport à soi-même, et non autrui.

  • En se connaissant mieux soi-même,
  • en établissant un lien entre son intérieur et son projet,
  • en évoquant ses observations pour les faire revivre dans ses actions,
  • en partageant ses connaissances,

on peut accéder à une motivation plus profonde et durable.

Merci pour votre lecture.

Vous pouvez nous faire part de votre expérience sur la motivation dans les commentaires ci-dessous, ou partager cet article.

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Prochain article : En pratique ...

Je vous propose dans le prochain article, une mise en pratique de ce qui vient d’être dit, avec des exemples, des idées

Bibliographie

Les méthodes d’apprentissage de la lecture

Dans cet article, je vous présente des informations que j’aurais aimé connaître sur les méthodes d’apprentissage de la lecture, quand mon aîné était en grande section de maternelle.

Sommaire

Quelques chiffres

7 % de la population française âgée de 18 à 65 ans est illettrée.

1 enfant sur 10 connaît de grandes difficultés pour lire.

20% des élèves ne savent pas lire à l’entrée en 6e.

Les troubles dys concernent près de 8% des enfants d’âge scolaire en France.

D’après les enquêtes Pisa de l’OCDE, le niveau scolaire se dégrade depuis les années 70-80. Les compétences en lecture des écoliers français sont inférieures à la moyenne européenne.

A l’échelle mondiale, la France se situe au 34e rang, loin derrière la Russie, Singapour, Hong-Kong, l’Irlande, la Finlande… (enquête Pirls 2016 :Progress in International Reading Literacy Study).

Toutes ces données laissent perplexe. Il est évident que de plus en plus d’enfants rencontrent des difficultés dans les apprentissages fondamentaux, dont la lecture.

Les outils de compensation pour les personnes « empêchées » de lire à cause d’un handicap (entre autres les troubles dys) ne seront pas abordés ici. Ils feront l’objet d’un autre article.

Le grand cap à passer : l'apprentissage de la lecture

Trop d’enfants sont en difficulté sur cette compétence fondamentale. Qu’il y ait un handicap ou pas, l’accès aux livres doit être possible pour tous.

L’acquisition peut être plus ou moins longue, selon le rythme ou les capacités cognitives de chacun. Mais, il est primordial d’accorder une priorité à cette compétence pour le devenir de l’enfant. L’enfant doit être guidé dans cet apprentissage fondamental.

L’enseignant en est le principal acteur.

Cependant la présence des parents est aussi capitale. Un accompagnement quotidien, stimulant et sécurisant permet des progrès tangibles. Par leurs encouragements, les parents motivent leur enfant qui souhaite alors leur faire plaisir et être fier de lui. La confiance et l’affection accordées à l’enfant vont nourrir sa motivation. De plus, l’environnement familial est riche en occasions de s’intéresser à la lecture (une recette, un jeu, une revue, une lettre d’un ami ou grand-parent, tante, oncle, une invitation, un paquet de gâteaux …).

Si l’enfant connaît des difficultés cognitives, d’autres acteurs, comme les professionnels paramédicaux, vont jouer un rôle important. Ils assurent une rééducation qui aide à l’apprentissage de la lecture.

Entouré de tous les accompagnements dont il a besoin, l’enfant sera en mesure de faire ses débuts dans cette nouvelle compétence.

apprentissage de la lecture

Les difficultés de votre enfant dans l'apprentissage de la lecture

Votre enfant est au CP et il peine dans l’apprentissage de la lecture. À l’école, l’enseignant vous a fait part de ses difficultés. À la maison, toute activité plus ou moins proche de la lecture ou de l’écriture lui coûte énormément. Et il y est donc réfractaire. Il ne connaît pas les lettres, leur son, les confond, ne les retient pas, saute des lettres, invente des mots ou les devine avec plus ou moins de succès …

Vous commencez à vous interroger sur les raisons de ses difficultés et sur les possibilités pour l’aider.

Il faut tout d’abord comprendre pourquoi votre enfant est en difficulté.

Qu'elles peuvent être les causes de ses difficultés ?

  • Un déficit sensoriel (vue, ouïe),
  • Un déficit d’intelligence globale,
  • Un contexte éducatif ou familial compliqué,
  • Un environnement scolaire mal vécu,
  • Une méthode d’apprentissage inappropriée
  • Une dyslexie ou un trouble des apprentissages (dysphasie, trouble de l’attention …)

Vous pouvez en parler avec l’enseignant pour savoir comment votre enfant vit son temps scolaire. Les méthodes d’apprentissage de la lecture peuvent fortement impacter la réussite de cette étape (je vous en parle juste après). Aussi, il est important de connaître celle utilisée par le professeur.

Informé des éléments scolaires, vous pouvez discuter de vos inquiétudes avec votre médecin.

Ce dernier vous proposera de faire les bilans nécessaires pour écarter les pistes de déficit sensoriel. Le cas échéant, il pourra aussi vous orienter vers un psychologue pour faire passer des tests psychométriques (QI), de personnalité ou vers un neurologue pour des diagnostics plus précis, …. Les différents examens sont souvent fastidieux, voire pour certains coûteux, mais ils permettent d’avoir un portrait plus précis de votre enfant et de mieux comprendre où peuvent résider les difficultés.

L’aspect psychologique est aussi très important pour contribuer à un bon apprentissage. L’enfant doit se sentir en sécurité et apprendre avec plaisir.

L’infuence des méthodes d'apprentissage

Quand l’apprentissage de la lecture se révèle ardu, les raisons ne peuvent pas seulement incomber à l’enseignant ou à l’élève. Il est évident que les méthodes d’apprentissage influent sur les progrès des enfants. « Les premiers apprentissages montent des circuits neuronaux que l’on va utiliser toute sa vie » (Elisabeth Nuyts).

L’orthophoniste Colette Ouzilou avance l’existence de « fausses » dyslexies qui seraient dues aux méthodes de lecture globale. Chaque méthode a probablement ses intérêts. Le débat n’est pas de savoir s’il y a de vraies ou de fausses dyslexies, mais plutôt de réfléchir à ce qui doit être fait pour munir tous les élèves des bons outils, dès la maternelle, et en particulier les plus fragiles.

Le neuroscientifique Stanilas Dehaene, dans son livre Apprendre à lire: Des sciences cognitives à la salle de classe , s’est penché sur l’efficacité des méthodes d’apprentissage pour tous les enfants, dont les dyslexiques . « Oui, l’enseignement de la phonologie et des correspondances graphème-phonème (voir glossaire) est le moyen le plus efficace d’apprendre à lire ». « Chez les enfants dyslexiques ou à risque de dyslexie, un entraînement intensif, focalisé sur la connaissance des phonèmes et de leur correspondance avec les graphèmes, augmente simultanément le décodage des mots et l’activité cérébrale dans les régions associées à la lecture ».

Par ailleurs, la dyslexie ne pouvant être diagnostiquée qu’à partir de la fin du CE1, il serait dommage d’attendre que le diagnostic soit posé. Plus le repérage et l’aide sont précoces, plus il progressera. Autant utiliser la méthode adaptée le plus tôt possible, avant que le diagnostic soit posé en fin de CE1.

Comment aider votre enfant dans l'apprentissage de la lecture ?

Si votre enfant est en difficulté pour cet apprentissage si délicat qu’est celui de la lecture, il faut l’aider, et au plus tôt. Bien-sûr, cela peut-être fait au sein de l’école par l’enseignant ou un autre intervenant pédagogique.

De plus, suite aux bilans, si votre enfant a besoin d’une ou de plusieurs prises en charge spécifiques, il sera suivi par des professionnels paramédicaux : orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien, graphothérapeute, orthoptiste, psychologue…

Mais un accompagnement à la maison est aussi nécessaire, par vous-même, ou une autre personne. « Pour ces premiers efforts et ces premières découvertes, il est indispensable que les parents aident et collaborent. » (Jacqueline de ROMILLY de l’Académie française.)

Si votre enfant adhère à la méthode de lecture syllabique utilisée en classe, vous pouvez poursuivre le travail de l’enseignant. Malheureusement, la méthode syllabique n’est souvent enseignée que partiellement, il s’agit en fait d’une méthode « mixte ».

Vous pouvez aussi prolonger le travail de l’orthophoniste si celui-ci vous le recommande.

Le plus important est d’appliquer la méthode adaptée à votre enfant.

méthodes d'apprentissage de la lecture

Les méthodes d'apprentissage de la lecture

Il existe 3 méthodes de lecture ou plutôt 2 :

  • la syllabique ou alphabétique ou phonétique
  • la globale ou analytique
  • la mixte : un mix des 2 précédentes

La méthode globale

La méthode globale ou analytique s’appuie sur une identification des mots écrits de façon globale.

Le Docteur Decroly  a utilisé cette méthode pour des enfants malentendants. Certains pédagogues se sont intéressées à cette technique favorisant la mémorisation visuelle du mot en entier, en soutenant que « lire, c’est comprendre ». Ainsi, grâce à cet accès global au mot, les partisans de cette méthode souhaitent privilégier la compréhension de la lecture, au détriment du déchiffrage. Ils supposent que les enfants comprendront mieux et auront plus de vocabulaire en travaillant sur des écrits déjà élaborés, sans passer par une progression comme celle de la méthode syllabique.

La méthode mixte

La méthode mixte se trouve sous diverses formes, empruntant des principes de la méthode syllabique et de la méthode globale. Elle s’appuie sur la mémorisation de stocks de mots : les « mots-outils ». L’élève doit identifier des lettres ou des syllabes dans des mots écrits qu’il ne sait pas encore déchiffrer. En prenant des repères ou en faisant des hypothèses, il devine la partie du mot qu’il n’a pas encore appris à décoder. Dans ce type d’exercice, mon fils, diagnostiqué dyslexique en fin de CE1, s’amusait à débusquer les lettres ou les syllabes demandées, et à inventer le mot à l’aide des illustrations.

Cette méthode est largement utilisée par les enseignants depuis les années 70.

La méthode syllabique

Avec la méthode syllabique (ou alphabétique ou encore phonétique), « lire c’est décoder ou déchiffrer » l’écrit.

Partant des signes écrits, les mots sont décomposés en graphèmes (lettres ou groupe de lettres comme ‘ou’) qui sont associés à des phonèmes (sons). Chaque son est alors prononcé (à voix haute ou mentalement). Et le mot est ainsi reconnu. Il n’est jamais demandé à l’élève de lire des mots dont il n’aurait pas appris au préalable à déchiffrer les graphèmes. L’acquisition du déchiffrage est ainsi progressive et systématique. Toute devinette à partir du contexte ou d’une image est exclue. En suivant la progression définie pour l’étude des graphèmes, l’élève est en capacité de lire tout ce que lui propose l’enseignant. L’accès au sens vient alors avec la fluidité du déchiffrage.

Ainsi, quand l’enfant sait déchiffrer, il peut le faire pour tous les mots. Si le mot n’est pas connu, il peut en rechercher le sens.

L’entraînement progressif et régulier au déchiffrage permet ensuite son automatisation.

Le lecteur débutant enrichit son registre de mots, tant pour leur sens que pour leur orthographe. Après l’automatisation du déchiffrage, le lecteur expérimenté ne déchiffre plus que les mots inconnus. Il lit les mots globalement à partir d’un accès à son registre de mots connus.

Ces trois méthodes, que je ne détaillerai pas plus, ont souvent soulevé des débats dont je ne souhaite pas faire état ici. Je vais me concentrer sur la méthode syllabique, car je suis convaincue de son efficacité.

Quelques exemples de méthodes syllabiques

De nombreuses études ont montré que cette méthode de lecture était plus efficace, tous milieux sociaux confondus, tant sur la capacité de décodage que sur la capacité de compréhension de l’enfant.

Il ne faut pas voir cette méthode comme un apprentissage ennuyeux avec les yeux d’un adulte qui sait lire depuis longtemps et qui a oublié comment il a appris.

Les enfants prennent le déchiffrage comme un jeu. Cet assemblage d’unités produit des syllabes, puis un mot qu’ils ont plaisir à découvrir. C’est un peu comme un jeu de construction avec des lego.

Toutes les méthodes présentées ci-dessous peuvent être utilisées à la maison. Vous pouvez commencer à partir de la GS, à 4 – 5 ans ( 3 – 4 ans pour La méthode des alphas qui est plus ludique ). Mais il n’y a pas de règles absolues. Tout dépend avant tout de l’enfant et de son environnement.

méthode Boscher

La méthode Boscher

L'instituteur M. Boscher a créé cette méthode. Chaque page présente un nouveau graphème, qui peut être vu sur une ou deux journées, avec des révisions, des illustrations et du calcul.

Lire avec Léo et Léa

Lire avec Léo et Léa

Cette méthode syllabique est très rigoureuse. Elle utilise la couleur pour aider au repérage des graphèmes et des syllabes. L'enseignement est explicite et très progressif.

Bien lire et aimer lire ou la méthode Borel Maisonny

Bien lire et aimer lire ou la méthode Borel Maisonny

Suzanne Borel-Maisonny, une des fondatrices, en France, de l'orthophonie, a développé cette méthode syllabique gestuelle. Celle-ci est très aidante pour les enfants en difficulté sur les phonèmes, en particulier les dysphasiques ou les déficients auditifs. Les gestes, favorisant la mémorisation des phonèmes, sont abandonnés quand l'enfant n'en éprouve plus le besoin.

La méthode Delile

La méthode Delile

Cette méthode syllabique, créée par une orthophoniste et un instituteur, est progressive. Les leçons, abordant un phonème à chaque page, sont toujours présentées de la même façon : lecture des syllabes, puis des mots, puis des phrases et enfin une révision. Chaque mot est illustré. Cette méthode est tout de même ambigüe. En effet, des mots dont l'enfant ne connait pas encore tous les graphèmes sont présentés dès le début. Certes, l'enfant ne doit reconnaître que la lettre étudiée.

La Planète des alphas

La Planète des alphas

Claude Huguenin, une psychopédagogue, spécialiste dans la remédiation des troubles du langage écrit, a créé cette méthode. Les enfants nouent des relations affectives avec les personnages de la Planète des Alphas. Cette méthode, à l'origine destinée pour les enfants en difficulté, a élargi son public. Très ludique, elle peut être abordée dès la GS de maternelle. Il existe plusieurs produits allant des livres d'apprentissage, en passant par un DVD, jusqu'à un coffret contenant les figurines des personnages-lettre.

La méthode alphabétique et plurisensorielle Fransya

Le Docteur Ghislaine Wettstein-Badour a développé cette méthode. Elle offre une pédagogie alphabétique et plurisensorielle avec de nombreux exercices moteurs (latéralisation, orientation dans l'espace, écoute, graphisme, etc.). Les leçons sont présentées sans illustration. Il y a de nombreux conseils pour les parents.

Pour mon enfant dyslexique, en CE2, sous les conseils avisés d’une maîtresse très expérimentée, nous reprîmes le B-A-BA de la lecture avec la méthode Boscher. Les progrès furent impressionnants. Mon seul regret fut de ne pas avoir fait cela plus tôt. Aujourd’hui, il est capable de lire très correctement.

Personnellement, j’aime beaucoup la méthode Boscher car elle est complète : elle est à la fois très rigoureuse, progressive et illustrée. La méthode Borel-Maisonny fait preuve d’efficacité lorsque l’enfant a des difficultés de prononciation ou un déficit auditif. Par ailleurs, la méthode des alphas est intéressante pour des enfants qui fonctionnent beaucoup avec l’affectif. Avec la méthode Fransya, ce sont celles que j’ai le plus utilisées pour mes cours particuliers. Il en existe encore quelques unes.

Glossaire :

Graphème: plus petite unité écrite signifiante, soit lettre seule soit groupe de lettres, représentant un phonème.

Phonème : plus petite unité du langage oral, lettre ou groupe de lettres.

Références

Echangeons

Vous pouvez me faire part de vos commentaires, ci-dessous : ils seront les bienvenus.

Et, pour tout besoin d’informations supplémentaires, vous pouvez me contacter.

Il y a certainement autour de vous des personnes qui pourraient être intéressées par cet article : merci de le partager via vos réseaux sociaux.

Carole Bouyssou

Les 10 bonnes habitudes pour les enfants dys et leurs parents

Presque la moitié de l’année scolaire vient de passer. Et tout n’a pas été rose : le premier bulletin, la course pour les prises en charge, les rencontres avec les enseignants, les tensions pour les devoirs …

Que souhaiter comme bonnes résolutions pour espérer des changements positifs pour cette nouvelle année ?

Je vous propose les 10 bonnes habitudes pour les enfants dys et leurs parents.

1. Fixez-vous des objectifs clairs, atteignables et progressifs

La première des résolutions est celle qui nous permettrait de nous engager vers des progrès avec confiance et patience.

S’imposer des résolutions trop difficiles à tenir serait voué à un abandon et de ce fait à beaucoup de déception.

Il est donc primordial de se donner des objectifs clairs, atteignables et progressifs.

Fixez-vous des objectifs clairs, atteignables et progressifs
Photo by Aaron Burdenon

Ils dépendront de l’âge de l’enfant, de ses difficultés, de ses troubles dys et de son environnement scolaire et familial.

Je me souviens l’année précédente m’être fixé 3 objectifs.

– Le 1er était d’avoir confiance en mon enfant dys. Confiance en ses forces, en ses qualités sur lesquelles il pourrait s’appuyer : son humour, son imagination, son intelligence. Cette ligne directrice m’a souvent aidée.

– J’avais aussi fait le choix de me recentrer sur les besoins essentiels de mon enfant. Tout d’abord sur son bien-être, puis trouver un bon équilibre entre son autonomie et ses besoins d’aides.

– Pour finir, j’ai aussi souhaité revoir les suivis paramédicaux, dont nous allons parler dans la seconde bonne résolution.

Et vous, quels vont être vos objectifs ?

2. Soyez accompagné par les professionnels compétents

Il est impératif que votre enfant soit diagnostiqué s’il rencontre des difficultés lors des apprentissages scolaires. Ce diagnostic sera posé par un médecin. Il s’appuiera des bilans de spécialistes (orthophoniste, psychomotricien, neuropsychologue, ergothérapeute, psychologue…).

Suite à ce ou ces diagnostics, un ou plusieurs suivis seront proposés à votre enfant. Il est donc important que ces suivis soient mis en place par les « bons » professionnels. En effet, chacun a un champ d’action bien spécifique.

Il est donc important de choisir les axes de travail prioritaires, selon le type de troubles dys. Très souvent, l’orthophoniste est le plus sollicité dans ces troubles.

Soyez accompagné par les professionnels compétents
Photo by pixabay

N’attendez pas pour demander un suivi, car il n’est pas rare que ces professionnels n’aient plus de place. Si possible rencontrez l’orthophoniste au préalable afin de connaître les modalités de son suivi.

Sur quels troubles portera sa rééducation ? Par exemple, les dyscalculies ne sont pas traitées par tous les orthophonistes.

À quelle régularité seront prévus les rendez-vous ? Il y a-t-il un suivi pendant les vacances ?

Le professionnel communiquera-t-il avec les autres intervenants (enseignants, thérapeutes, parents…)?

La disponibilité du spécialiste et les temps de trajet pour se rendre aux rendez-vous sont à prendre en compte. Vous devez optimiser l’emploi du temps de l’enfant et éviter de le surcharger.

Bien sûr, la condition primordiale pour que le suivi soit efficace est que l’enfant puisse se sentir à l’aise avec le professionnel.

De plus, il doit y avoir une relation de confiance entre le spécialiste et les parents. Il nous est aussi arrivé de demander la présence des intervenants pour les réunions en équipe éducative.

Si cela est nécessaire, n’hésitez pas à en changer.

Je me souviens de la première orthophoniste de mon fils. Elle était compétente, à l’écoute, bienveillante. Je l’appréciai vraiment. Par contre, notre enfant évitait tout ce qui concernait l’apprentissage des lettres. Nous essayâmes alors avec une autre orthophoniste. Avec elle, notre fils ne tentait plus de détourner les activités proposées.

3. Evitez les comparaisons entre l'enfant dys et ses pairs

Les troubles dys sont considérés comme un handicap. Ils gênent considérablement et durablement, les apprentissages et la vie quotidienne de la personne touchée. Aussi, comme tout autre handicap, celui-ci doit être pris en compte. On ne demande pas à un aveugle de courir un sprint. Même si les troubles dys sont un handicap invisible, on ne peut pas attendre les mêmes compétences.

Evitez les comparaisons entre l'enfant dys et ses pairs
Photo by pixabay

Par conséquent, cela n’a pas de sens de comparer un enfant dys avec ses pairs (les enfants du même âge, dans la même classe). L’enfant, de lui-même, se comparera certainement. Comment ne pas se référer aux autres ? L’espoir de vivre et d’avancer comme eux est naturel. Il est important de lui apprendre le plus tôt et le plus souvent possible de se centrer sur ses forces et ses faiblesses, et de ne pas s’occuper de ses pairs.

Son entourage devra observer les progrès de l’enfant, et non son niveau par rapport aux autres. Dans un groupe, il est primordial de faire comprendre les différences de chacun et en particulier celles des dys. Ainsi ils seront mieux intégrés au sein du groupe. Et la compréhension des enfants dys pourra même être enrichissante pour les autres élèves.

Certaines associations (comme l’Apedys) proposent d’expliquer les troubles dys dans les établissements scolaires. C’est vraiment une opportunité très constructive dont il faut profiter. Les associations des parents d’élèves peuvent contacter ces associations pour organiser ces conférences.

L’enfant dys, qui se sent accepté, compris et dont on reconnaît ses qualités, évoluera mieux avec ses pairs.

4. Ne restez pas seul

Il est souvent très salvateur de ne pas s’isoler quand un enfant a un trouble dys. La situation étant peu comprise par l’entourage et l’extérieur, l’isolement est souvent le piège dans lequel les familles se retrouvent.

Ne restez pas seulPhoto by pixabay

Pourtant, pour les parents et les enfants, parler de leurs difficultés, peut être salvateur. Il faut communiquer avec des personnes sensibilisées par ces troubles.

  • Avec les professionnels : psychologue, neuropédiatre, orthophoniste, psychomotricien, enseignant (de l’établissement scolaire ou extérieur)… Vous-même et votre enfant devriez vous sentir aidés et en confiance.
  • Il y a de nombreuses associations impliquées dans les troubles dys. La Fédération Française des Dys regroupe les associations des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Leur site internet (http://www.ffdys.com/ ) informe sur les troubles cognitifs : dyslexie, dysphasie, dyspraxie…

Adhérer auprès d’associations permet d’être informé et soutenu par des bénévoles qui sont aussi des parents d’enfants dys. Ils comprennent vos problématiques du fait de les avoir parfois vécues. J’ai moi-même adhérer à plusieurs associations depuis plusieurs années. Cela m’a beaucoup aidé pour diverses raisons (scolaires, soutien moral…).

  • Rencontrer d’autres parents d’enfants dys permet de se sentir moins seul. Vous pouvez les rencontrer au sein d’associations qui organisent des rencontres. Vous pouvez partager avec elles via des groupes de discussions sur Internet. Il existe des groupes privés sur Facebook auxquels vous pouvez demander d’être intégré. Les échanges se feront avec spontanéité, sans toutefois l’expérience d’une association ou l’expertise d’un spécialiste.

Personnellement, j’ai fait la connaissance d’une maman d’un enfant dys par le biais d’une activité que pratiquait mon fils. Nous avons sympathisé et nous sommes restés en contact. J’aime beaucoup discuter avec elle, connaître nos difficultés communes et partager nos progrès. Les enfants s’apprécient aussi, parce qu’ils savent qu’ils ont des points communs.

5. Appliquez les bonnes méthodes de travail

Les neurosciences actuellement parlent beaucoup de la plasticité du cerveau. Plus on muscle le cerveau pour un apprentissage cognitif, plus il sera capable de le reproduire. Il utilise soit des circuits neurologiques habituels, soit de nouvelles zones pour compenser un déficit. Stanislas Dehaene s’appuie sur de nombreuses études scientifiques (avec l’imagerie cérébrale) pour conseiller des méthodes d’apprentissage.

Les neurones de la lecture - Stanislas Dehaene

  • Structurer et aller à l’essentiel :

Il est important d’apprendre en structurant, sans sauter des étapes. Maria Montessori avait compris que « tout dans l’ambiance de l’enfant devait être mesuré et ordonné, et que c’est du manque de confusion et de superflu que naissent précisément l’intérêt et la concentration ».

L'enfant - pédagogie Montessori

Stanislas Dehaene prône aussi des enseignements structurés et cohérents. Ils recommandent aux enseignants d’utiliser des matériaux attrayants mais qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche primaire.

Le challenge est alors de canaliser et captiver l’attention de l’enfant afin qu’il puisse profiter de manière optimale d’enseignements structurés et essentiels. Un défi d’autant plus grand pour les dys.

  • Éviter la surcharge cognitive :

Ces fondements étant posés, d’ailleurs valables pour tous les élèves, il est important d’éviter toute surcharge cognitive pour l’enfant dys. C’est ce que nous verrons dans le prochain paragraphe.

6. Adaptez autant que possible les supports et les cours

Adapter encore et encore les supports d’apprentissage pour votre enfant dys. Il faut éviter toute surcharge cognitive qui épuiserait inutilement l’enfant.

Il y a de nombreux outils permettant de faire des adaptations. Pour chaque étape des apprentissages : compréhension, mémorisation, entraînement et évaluation. Ils permettent d’éviter à l’élève d’être dans la double tâche, c’est-à-dire d’avoir à se concentrer, en plus de la tâche demandée, sur ses difficultés dues à ses troubles.

Adaptez autant que possible les supports et les cours
Photo by Javier Quesada

Voici une liste non exhaustive :

Pour la lecture :

  • Présentation épurée et aérée des textes et de tous supports.
  • Colorisation des caractères, des syllabes, des mots, des sons complexes et des lignes.
  • Espacement des caractères, des mots et des lignes pour améliorer la lisibilité du texte.
  • Repérage de la gauche et de la droite sur la page.
  • Police Open Dyslexic, de taille suffisante.
  • Ecoute de textes audio.

Pour l’écriture :

  • Utilisation de l’ordinateur (penser à l’apprentissage du clavier).
  • Utilisation des logiciels de synthèse vocale.
  • Accompagnement par un AVS, un élève tuteur, l’enseignant lui-même, un scripteur (pour les examens DNB, BAC…).
  • Privilégier l’oral, sans pour autant supprimer le geste d’écriture qui peut être formateur pour certains apprentissages.

Plus généralement :

  • Enregistrer ce qui doit être mémorisé.
  • Donner plus de temps.
  • Alléger les tâches.
  • Utiliser d’autres outils numériques, si nécessaire.

7. Nourrissez la motivation de votre enfant

Devant tous les efforts insuffisamment reconnus, rester motivé est très compliqué pour un enfant dys.

Et sans motivation, les progrès sont infimes, et parfois la spirale de l’échec scolaire se met en route.

Il est donc primordial de s’occuper de la motivation de son enfant pour persévérer dans un cercle vertueux.

Mais tout d’abord, c’est quoi la motivation?

La motivation est l’énergie qui nous pousse à agir pour des raisons personnelles ou pour atteindre un objectif.

La motivation peut varier d’un individu à un autre : elle repose sur un système de valeurs qui dépend du vécu de la personne.

Elle entretient un rapport entre les bénéfices résultants de l’action et les efforts nécessaires pour la réaliser. Elle peut être améliorée grâce au renforcement positif ou la récompense. À l’inverse, le renforcement négatif ou la punition va la détériorer.

Elle peut s’auto -alimenter, c’est-à-dire l’accomplissement des tâches apporte de l’énergie indépendamment du résultat et de la reconnaissance.

Pour nourrir la motivation de son enfant, on peut lui insuffler des raisons pour l’encourager à persévérer dans ses efforts. Et il ne s’agit pas seulement du principe de la carotte et du bâton.

Mais la meilleure source des motivations vient de soi-même. Trois éléments peuvent la nourrir.

  • L’action : Agir, soi-même, à son niveau, à son rythme, à sa façon.
  • La compétence : Se sentir de plus en plus compétent et capable.
  • La cible atteinte : Être heureux de l’objectif obtenu, du défi réussi.

Ces techniques sont même utilisées dans le monde de l’entreprise.

Le livre La vérité sur ce qui nous motive de D. Pink est une référence sur le sujet.

La vérité sur ce qui nous motive

Il explique que l’autonomie, la maitrise et la finalité sont les trois éléments essentiels pour accroître la motivation.

L’enfant dys peut aussi s’inspirer de mentor ou de modèles.

De nombreuses personnes célèbres ont réussi, tout en étant dyslexiques. Les scientifiques Darwin, Edison, Einstein…, les hommes d’affaires Richard Branson, Steve Jobs, William Hewlett, Thomas J. Watson, Ford…, les artistes Walt Disney, Steven Spielberg, Léonard de Vinci…, les politiques Churchill, Jefferson, Kennedy …. La liste est longue et ne cesse de s’allonger. Elle prouve que les dys peuvent réussir, et dans de nombreux domaines.

8. Valorisez ses efforts

Encouragez, félicitez, récompensez chacun des efforts de votre enfant dys. Ceux des autres membres de la famille, qui le soutiennent, et l’aident à progresser, peuvent être aussi encouragés.

Cette dynamique positive, qui valorise les efforts, sera contagieuse. Elle alimentera un cercle vertueux. Tous les moyens peuvent être bons pour encourager ! Des moments privilégiés à partager avec votre enfant ou en famille, des moments festifs, des cadeaux, des surprises de toutes sortes, et aux goûts de chacun. Les efforts seront alors associés à de la joie.

Et il est bien plus important de valoriser un effort plutôt qu’un résultat, même si celui-ci ne doit pas non plus être oublié. Il faut alors souligner à l’enfant que grâce à ses efforts, il a pu atteindre son objectif.

Les activités extra scolaires ou les loisirs sont de très bonnes occasions pour encourager les efforts. En effet, le plaisir et la motivation y étant souvent plus facilement présents. Les efforts prodigués et les réussites vécues pourront servir d’exemple pour le travail scolaire.

Sa participation aux tâches ménagères est aussi l’occasion pour lui de voir qu’il est capable de faire beaucoup de choses, de se rendre utile et d’en être fier.

Toutes les activités vécues avec plaisir et avec de la volonté ne peuvent être qu’enrichissantes pour un jeune ayant un trouble des apprentissages. De plus, elles mettent en œuvre des compétences nécessaires dans les apprentissages (mémorisation, expression, compréhension…). La pratique d’un instrument de musique est une activité très formatrice.

Valorisez ses efforts
Photo by Igor Ovsyannykov

Notre fils pratique avec beaucoup de plaisir le taekwondo. Il a pu se rendre compte par lui-même de l’importance de la mémorisation des techniques de cet art martial. Avec de la motivation et de l’entraînement, il a réussi tous ses passages de grade. Cela lui a permis de gagner en confiance en lui.

Je me souviens d’un jeune adulte dyslexique raconter lors d’une rencontre de parents dys, que l’athlétisme l’avait aidé à s’en sortir. Il comprit qu’en s’entraînant, il pouvait lui aussi réussir en sport et pour d’autres objectifs comme ses études.

9. Soyez patient

Laissez du temps à votre enfant pour qu’il puisse intégrer toute nouvelle habitude, sinon elle risquerait d’être vécue comme une contrainte. Il faut qu’il l’accepte comme un défi positif.

Soyez patient
Photo by Deniz Altindas

Et surtout ne culpabilisez pas, ni vous, ni votre enfant, si vous ne maintenez pas votre bonne habitude. Vous avez le droit à quelques écarts. Il suffit alors de les rattraper. Avec de nouvelles idées, vous pourrez rebondir de plus belle.

Dans cet engagement vers de nouvelles habitudes, le rythme de l’enfant doit être respecté. Ses troubles cognitifs ont un retentissement sur tout nouvel apprentissage, quel qu’il soit. Aussi une nouvelle habitude mettra certainement plus de temps à être acquise pour lui que pour un autre enfant.

Par ailleurs, entre les longues journées d’école et les prises en charge, votre enfant est souvent fatigué. Il faut accorder une grande importance à son sommeil. Limiter les écrans en soirée. Etre régulier sur l’horaire du coucher (même pendant les vacances). Instaurer un rituel calme au coucher (lecture avec votre enfant, relaxation, massage…). Lui faire pratiquer un sport. Veiller à ce qu’il prenne suffisamment le soleil (nécessaire pour la vitamine D et pour la régulation du cycle circadien).

Nous avons tous conscience qu’accompagner notre enfant dys met souvent notre patience à rude épreuve. Aussi il est important de savoir se préserver et de ne pas attendre que la fatigue nous envahisse.

Ne négligez pas le repos et la détente pour vous et votre enfant. Réservez-vous du temps où il n’y a rien à faire, pour vous-même et pour lui, même s’il se plaint de s’ennuyer.

10. S'acceptez et souhaitez progresser

Se connaître permet de s’accepter et d’apprécier sa personnalité. En connaissant son fonctionnement, en acceptant ses particularités, on est plus à même d’apprendre à déployer ses forces. Cela est valable pour tout le monde.

Faites le point sur l’année passée. Relevez, pour vous-même et pour votre enfant, toutes les réussites personnelles, les progrès, les actions, les projets réalisés ou mis en route. Vous aurez à coup sûr la satisfaction de vous rendre compte de toutes vos avancées. Il y en a forcément eu. Faites remarquer les siennes par votre enfant.

Mettez de côté les erreurs, ou plutôt, il suffit de les regarder d’un point de vue plus ouvert : comme des opportunités pour rebondir. Thomas Edison, qui était dyslexique, avait effectué 2000 tentatives, avant de réussir à inventer l’ampoule électrique.

S'acceptez et souhaitez progresser
Photo by Amuel Zeller

Parents ! Je fais le vœu que nous ayons toujours confiance en nous et en notre enfant dys.

Je vous souhaite une très belle année !

Merci pour votre lecture.

N’hésitez-pas à donner vos commentaires ci-dessous et à partager sur vos réseaux sociaux.

Carole Bouyssou

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Des livres à offrir à un enfant dyslexique

Pourquoi offrir un livre à un enfant dyslexique ?

  • Un tel cadeau peut faire naître, puis nourrir, le plaisir de toucher, de feuilleter, de regarder, de sentir, de lire, puis de partager, les livres. Ce petit objet appelle aussi à de nombreux soins.

En fin de maternelle, notre fils dormait avec ses livres, autour de son oreiller, parmi ses doudous. Il nous disait que « ça rentrerait tout seul, par la tête, pendant son sommeil ».

  • Le livre porte à lui seul tout un monde qui peut faire surgir émotions, sentiments, pensées et connaissances chez l’enfant. Ces fonctions mentales s’élaborent peu à peu, et cela est d’autant plus important pour un enfant souffrant de troubles cognitifs (dyslexie, dyspraxie, troubles de l’attention…).
  • L’enfant aura alors le désir de s’exprimer avec ses proches : sa famille, ses amis… Ses facultés de communication seront alors facilitées.
  • Le livre peut aussi être un refuge ou un espace d’évasion: des lieux particulièrement réconfortants ou enrichissants pour les enfants dys.
  • Au-delà d’un réel divertissement, un livre enseigne sur la vie, d’une manière ou d’une autre.

Mes enfants grandissant, je vois à quel point ils sont attachés à certains de leurs livres,

  • offerts par leur tatie, leur tonton, leurs grands-parents, les amis …
  • auxquels ils ont pu s’identifier,
  • de beaux albums aux graphismes incroyables,
  • des livres rigolos qu’ils racontent le sourire aux lèvres
  • des découvertes de tous genres…

Et même pour mon enfant dys !

Aussi, j’ai envie de vous partager ce qui a aidé mon fils à aimer les livres, et pourquoi ce choix de cadeau peut être tant apprécié.


Comment choisir un livre pour un enfant dys ?

En priorisant le plaisir, on peut :

  • Ecouter ses centres d’intérêts (nous avons acheté de nombreux livres, selon ses passions du moment, des dragons à Star Wars …).
  • Orienter le choix sur des livres à la fois captivants, accessible et bien écrits (comme la série des six compagnons de PJ Bonzon …), car même les dys sont captivés par la richesse des mots, du style…
  • Lui permettre de faire des découvertes. J’ai moi-même été très surprise que mon fils aime certains livres de la littérature classique (Les Contes du chat perché de Marcel Aymé, Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, Un bon petit diable de La Contesse de Ségur, Docteur Ox de Jules Verne …).
  • Varier les supports, les genres pour créer la surprise et susciter la curiosité : de la littérature classique, au documentaire, aux revues spécialisées, sans oublier les BD, les mangas;).
  • Bien-sûr, lui faciliter la lecture : lire pour lui, avec lui, écouter des livres audio … Il existe des supports spécialement conçus pour les enfants dys. Lui donner accès aux livres, malgré son handicap, nourrit l’envie de s’approprier les livres, et de lire, en douceur, à son rythme, selon ses facultés. Je vous propose par la suite des supports adaptés pour les dys.
  • Partager ses ressentis avec lui : en famille, avec ses amis … En parlant des livres que mes enfants ont aimé, entre eux et avec nous, ils entretiennent l’envie de découvrir un nouveau livre.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les livres sont un univers merveilleux pour les dys, car avec  leur imagination foisonnante, ils se retrouvent dans un monde qui leur ressemble, où créativité et sensibilité se côtoient sans limites.


Des livres adaptés pour les dys

J’ai partagé sur ma page facebook plusieurs éditions ou supports numériques adaptés pour les dys.

En voici quelques uns. Cette liste est non exhaustive, d’autant plus que ce type de support progresse:

  • La collection les Mots à l’endroit :
L'Enfant et l'oiseau
  • La collection Délie mes mots:
Victor et les Amulettes
Victor et les Amulettes
  • La collection Dyscool :
Le Buveur d'encre
  • La collection Au coeur de l’Aventure :

Livres personnalisés dont votre enfant est le héros.

  • La collection TOUCHATOUX et IMAGINAIRE des éditions ATOULUDIK
  •  Les livres à gros caractères
  • Les livres audio
  • Les livres vidéo

 Malgré l’intérêt indéniable de ces livres adaptés pour les dys, il ne faut pas négliger tous les autres, qui sont un trésor inestimable quand on commence à s’y intéresser. D’ailleurs, c’est là que mon fils a souvent trouvé son bonheur. Je vous ai préparé une liste des livres qu’il a tant aimés, de son plus jeune âge à plus tard.

Et pour les plus grands, pourquoi ne pas offrir un livre où les dyslexiques seraient au cœur de fictions passionnantes, écrit par des dyslexiques ? Souhaitez-vous connaître un tel livre ?

J'aimerais vous partager les livres préférés de mon enfant dyslexique.

Ceux que nous avons lus ensemble, dès son plus jeune âge, et qu'il rouvrait, seul, quelques années plus tard :

  • les livres de la collection Kididoc qui nourrissaient sa curiosité, et sa découverte des dinosaures, des châteaux, des pirates, des planètes, des véhicules, de la nature, du corps humain… En voici un, un peu plus volumineux que les autres.
Les dragons

Kididoc - Les Dragons

Les aventures de Nils un petit garçon parti à la chasse aux dragons, avec des informations documentaires et animées.

  • Les plus grands succès du Père Castor. De douces et malicieuses histoires de l’ancien temps qui charmaient mon fils, dont sa préférée était « Le Géant va venir ce soir… ». Il existe l’équivalent pour les filles.
Père Castor pour les garçons

Une histoire pour chaque soir à lire à tous les petits garçons

Des incontournables : Un chacal très malin, Quand Coulicoco dort, L'Oiseau de pluie, Petit Zèbre aux nouvelles histoires Le Géant va venir ce soir, Le Roi qui rêvait d'être grand... et d'autres contes : Le Pinceau magique, Épaminondas, Le Chat botté, Le Petit Poucet...

  • Petit Ours Brun, un compagnon qui vivait lui aussi joies et contrariétés, et qu’il retrouvait avec plaisir dans les dessins animés. Certains enfants aiment relire seul les petites histoires, lors de l’apprentissage de la lecture.
petit ours brun

Les trésors de Petit Ours Brun

53 des plus belles histoires de Petit Ours Brun évoquées avec tendresse et malice.

  • Des contes de Charles Perrault, Les frères Grimm, Hans Christian Andersen et Jean de La Fontaine dont il ne se lassait pas.

Contes d'animaux

De grands Contes classiques adaptés aux plus petits.

  • Pierre et le Loup, le célèbre conte de Prokofiev pour lequel, envoûté par la musique, il était partagé entre la peur et l’envie de suivre Pierre dans son aventure.
Pierre et le Loup

Pierre et le loup

Une version musicale interprétée par l'Orchestre Symphonique de l'U.R.S.S. et raconté par Gérard Philippe.

  • C’est moi le plus fort,             C’est moi le plus beau,                                                       deux des histoires de Mario Ramos qui nous ont beaucoup amusés. On y retrouve les héros des contes célèbres, avec humour.
C'est moi le plus beau
Très amusant !
Tout aussi drôle !
  • Sssi j’te mords, t’es mort un conte très amusant, merveilleusement illustré par Cécile Hudrisier, et offert par tonton 🙂
Sssi j'te mords, t'es mort !

Sssi j'te mords, t'es mort

Un conte réussssi : joliment illustré et drôle !

  • Tu ne dors pas petit ours, un livre tout en douceur avant de s’endormir.
Tu ne dors pas, petit ours

Tu ne dors pas, petit ours

Petit Ours a peur du noir, Grand Ours a une idée ...

  • La famille souris, de Kazuo Iwamura, qu’il retrouvait dans chacun des albums si finement illustrés.
famille souris

La Famille Souris et la Mare aux libellules

Les souris embarquent sur des radeaux... et nous emmènent dans un monde miniature merveilleux.

  • Grosse colère, pour lequel il avait été surpris par l’illustration de cette émotion, dont il lui arrivait, lui aussi, d’éprouver avec une grande force.
Grosse colère

Grosse colère

Robert sent monter une Chose terrible !

  • L’ami du petit tyrannosaure, avec lequel il fut à la fois intrigué et très amusé.
L'Ami du petit tyrannosaure

L'Ami du petit tyrannosaure

Le petit tyrannosaure, qui a mangé tous ses amis, rencontre un nouvel ami ...

  • Les trois brigands de Tomi Ungerer, lu et relu, avec suspens et émotion.

Les trois brigands

Trois vilains brigands qui rencontrent une petite orpheline et qui deviennent des bienfaiteurs.

  • Le Chevalier qui avait peur du noir de Barbara Shook Hazen et Tony Ross, un petit livre qui nous a permis de parler de la peur de notre petit chevalier à nous.
Le Chevalier qui avait peur du noir

Le Chevalier qui avait peur du noir

Une histoire d'un courageux chevalier qui surpassa sa peur du noir par amour.

  • Les albums des Motordu grâce auxquels on s’amusait à faire des jeux de mots en famille, au grand plaisir du papa.
Les belles lisses poires du prince de Motordu
Motordu, tour à tour, bébé, enfant, papa.
Les belles lisses poires du prince de Motordu
Des contes de fées transformés pour endormir le prince.

Les livres à partir de 7-9 ans dont il se souvient encore :

  • L’arbre sans fin de Claude Ponti : un univers touchant et foisonnant qui nous a fait aimer les albums de Claude Ponti.

L'arbre sans fin

L'arbre sans fin

Hipollène est presque grande et son père a décidé de lui apprendre tous les secrets de la chasse aux glousses. Ils habitent dans l'Arbre sans fin. Au bout d'une branche il y a toujours une autre branche. Grand-Mère sait tout de l'arbre. Grand-Mère meurt, l'arbre pleure. Hipollène se cache dans sa maison secrète. Elle est si triste qu'elle se transforme en larme, et c'est le début de son immense voyage.

  • Au royaume des dragons de Serge Strogsberg : un album sur Charles Darwin, pour qui l’école fut difficile et qui est devenu le savant passionné que nous connaissons. Un bel exemple de vie pour les enfants dys.
Au royaume des dragons

Au royaume des dragons

Un album passionnant sur Darwin, les iles Galapagos et l'évolution des espèces.

  • Le Petit Prince de Saint-Exupéry, un des premiers livres préférés de notre fils.
Le Petit Prince

Le Petit Prince

L'ouvrage de Saint-Exupéry où l'enfant apprendra la diversité des rapports humains, à travers les paroles naïves et graves d'un "petit prince".

  • Nasreddine et son âne, dans lequel mon fils retrouvait avec plaisir les histoires de Nasreddine , illustrées par les magnifiques dessins de Rebecca Dautremer.
Nasreddine et son âne

Nasreddine et son âne

Nasreddine part au marché. Pour démasquer le voleur de son âne, il invente une histoire.

  • Lettres d’amour de 0 à 10, une histoire touchante et joyeuse, que nous avons lu ensemble et pour laquelle j’ai eu beaucoup d’émotions.
Lettres d'amour de 0 à 10

Lettres d'amour de 0 à 10 [édition en gros caractères]

Ernest, agé de 10 ans, vit avec sa grand-mère. Son quotidien est "vide", jusqu'au jour où Victoire arrive.

  • Les grands sages parlent aux petits sages, nos premières discussions philosophiques sur la vie, en toute simplicité.
Les grands sages parlent aux petits sages

Les grands sages parlent aux petits sages

De grands humanistes : Bouddha, Confucius, Lao-tseu, Gandhi, Martin Luther King, Mandela, le dalaï-lama, mère Teresa, Saint-Exupéry ... et leurs pensées sur la paix, le bonheur, la fraternité, le pardon ...

 Jim Bouton de Michael Ende (auteur de L’Histoire Sans Fin) : un livre d’une imagination extraordinaire, dans laquelle mon fils se sentait comme un poisson dans l’eau.

Jim Bouton

Jim Bouton et Lucas le chauffeur de locomotive

Jim, Lucas et leur bonne locomotive partent à l'aventure pour des péripéties merveilleuses et pleines d'humanité.

  • Journal d’un chat assassin d’Anne Fine, un petit livre facile à lire et surtout très amusant. Rires garantis.
journal d'un chat assassin

Journal d'un chat assassin

Lundi, j'ai tué un oiseau. C'est vrai. [...] Et jeudi, il y a eu cette regrettable histoire de lapin...

  • Petit aigle et Lian de Jiang Hong Chen, contes chinois qui ont charmé mon fils par leur philosophie et leurs dessins en aquarelle.
Lian
Une petite fille née dans une fleur de lotus et dotée de dons extraodinaires.
petit aigle
Un petit orphelin est recueilli par Maitre Yang qui connaît la boxe de l'Aigle.
  • L’Ecole des Chats, une série qui a envoûté mes enfants.
L'Ecole des Chats

L'Ecole des Chats

Une école où les chats apprennent la magie et vivent des aventures mystérieuses et effrayantes.

  • Les dragons de Nalsara, une série qui a aussi captivé mes enfants.
Les dragons de Nalsara

Les dragons de Nalsara

Sur l'île aux dragons où vit Antos avec ses deux enfants, Cham et Nyne, trois œufs vont éclore, dont un n'est pas comme les autres.

Ceux d'il n'y a pas si longtemps … :

  • Momo, une livre de Michael Ende qui a fait l’unanimité dans notre famille, pour sa philosophie profonde et poétique.

Momo

Momo

Momo, une petite orpheline vagabonde, s'installe dans un amphithéâtre en ruine, à l'écart de la ville. Elle se fait vite plein d'amis : Momo séduit les enfants, avec lesquels elle invente des jeux merveilleux, mais aussi les adultes, parce qu'elle sait les écouter et leur redonner confiance. Tous vivent heureux dans ce petit coin éloigné de l'agitation de la ville quand apparaissent d'étranges messieurs gris. Un vrai petit chef-d'oeuvre qui célèbre les valeurs humaines et l'amitié, par l'auteur de L'histoire sans fin.

  • Le Monde de Narnia, un univers fantastique peuplé de créatures merveilleuses qui a comblé l’imaginaire de mon fils.

Le Monde de Narnia

Le Monde de Narnia

Réunis en un seul ouvrage, les sept volumes du Monde de Narnia, la saga fantastique du grand romancier C. S. Lewis.

  • Prince des Nuages, un des livres préférés de notre rêveur, qui avait souvent la tête dans les nuages, comme le héros. Et dédicacé par l’auteur, au Festival Scientilivres de Labège.
Le Prince des Nuages

Le Prince des Nuages : Intégrale

Les 3 tomes du Prince des Nuages réunis. Un livre d'aventures au Royaume des nuages, avec des pauses scientifiques : passionnant !

  • Eragon, un autre livre que notre garçon a lu seul, et dont il discutait beaucoup avec sa sœur.
Eragon

L'héritage, Tome 1 : Eragon

Eragon, quinze ans, tombe sur une magnifique pierre bleue, qui va basculer sa vie. le destin de l'Empire est désormais entre ses mains avec sa dragonne.

Harry Potter, la série préférée de mes enfants depuis plusieurs années. Ils fabriquent des baguettes, ils se déguisent, il jouent au quidditch … ensemble et avec les amis qu’ils invitent.

Harry Potter

Harry Potter à l'école des sorciers

Harry Potter, un orphelin de 11 ans, voit son existence bouleversée le jour de son anniversaire. Un géant vient le chercher pour l'amener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom.

  • Dyslexies aujourd’hui et demain, anthologie réunie par Cécile Péguin, dans lequel mon fils aime retrouver des personnages dyslexiques particuliers et dotés de dons exceptionnels.
Dyslexies

Dyslexies, aujourd'hui et demain

Des nouvelles variées où magie, science fiction, humour, suspense, émotions agrémentent les aventures de ces héros ou héroïnes dyslexiques.

  • La fameuse invasion de la Sicile par les ours, écrit et illustré par Dino Buzzati.

La fameuse invasion de la Sicile par les ours

La fameuse invasion de la Sicile par les ours

Tout commence le jour où Tonio, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dans les montagnes de Sicile... Profitant de la rigueur d'un hiver qui menace son peuple de famine, le roi Léonce décide d'envahir la plaine où habitent les hommes. Avec l'aide de son armée et d'un magicien, il réussit à vaincre et finit par retrouver Tonio. Mais il comprend vite que le peuple des ours n'est pas fait pour vivre au pays des hommes...

  • Le Lion, de Joseph Kessel, un classique lu pour le cours de français en 4ème, qui a captivé mon fils.

Le Lion

Le Lion

"Un lion dans toute la force terrible de l'espèce et dans sa robe superbe. Le flot de la crinière se répandait sur le mufle allongé contre le sol. Et entre les pattes de devant, énormes, qui jouaient à sortir et à rentrer leurs griffes, je vis Patricia. Son dos était serré contre le poitrail du grand fauve. Son cou se trouvait à portée de la gueule entrouverte. Une de ses mains fourrageait dans la monstrueuse toison."

Sans oublier les BD et les mangas :

Les mangas incitent à lire les plus récalcitrants . Les histoires et les dessins captivent les jeunes et il y a de nombreux tomes. Par contre, les mangas sont souvent violents.

Naruto

Naruto

Naruto est un garçon un peu spécial. Il est toujours tout seul et son caractère fougueux ne l'aide pas vraiment à se faire apprécier dans son village. Malgré cela, il garde au fond de lui une ambition: celle de devenir un maître Hokage, la plus haute distinction dans l'ordre des ninjas, et ainsi obtenir la reconnaissance de ses pairs.

Momo

Momo

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l'enfance. Le temps des copains, des découvertes, des petites bêtises, des grands bonheurs et des gros chagrins. Le temps aussi d'un émerveillement constant que contrarient parfois les réalités du monde adulte.

Les Cahiers d'Esther

Les Cahiers d'Esther

Chaque semaine, la jeune fille anonyme qui se cache derrière Esther se confie à Riad Sattouf. Elle lui raconte son quotidien, ses états d'âme, sa vision du monde. Ce qu'elle ne dit pas à ses parents, elle le raconte dans ce journal intime, tour à tour drôle et émouvant, tendre et cruel : un portrait de la jeunesse d'aujourd'hui et un miroir de notre société.

Cesare

Cesare

Le manga qui lève le voile sur l'une des figures les plus fascinantes de l'Histoire...

Pour les plus grands (à partir de 14-15 ans) :

Le Chat du Rabbin

Le Chat du Rabbin

Un chat qui pense, c'est déjà étonnant. Alors, un chat qui parle... Cet album d'une verve et d'une drôlerie contagieuses plonge le lecteur dans un sentiment d'allégresse jubilatoire.

Ralph Azham

Ralph Azham

Dans son village, Ralph Azham est considéré comme un bon à rien indiscipliné et insolent. Jusqu'au jour où les circonstances le précipitent dans les bras de l'aventure...

Assassination classroom

Assassination classroom

Une salle de cours, un professeur, des élèves... et des coups de feu ! Les élèves de la classe 3-E du collège de Kunugigaoka sont des assassins en herbe, et leur professeur est leur cible à abattre ! Découvrez le quotidien insolite d'un drôle de professeur et de ses élèves !!

L' Anniversaire de Kim Jong-il

Anniversaire de Kim Jong-il

Aurélien Ducoudray signe un superbe récit, terrible et délicat, sur le « paradis » communiste du dictateur fou Kim Jong-il, vu à travers les yeux et l'intellect d'un enfant de 8 ans.

L' Histoire des 3 Adolf

L' Histoire des 3 Adolf

Berlin, 1936. Le journaliste Soheï Togué couvre les J.O. quand il apprend que son jeune frère a été enlevé et tué par la police spéciale. Ce dernier a mis la main sur un document prouvant qu'Adolf HITLER aurait un huitième de sang juif. À la recherche des meurtriers de son frère, Soheï croisera le chemin de deux enfants allemands se prénommant également Adolf. Meilleurs amis du monde, le destin et la guerre en feront des ennemis mortels !

N’hésitez-pas à partager vos avis, vos coups de cœur … dans les commentaires.

Belles lectures à vos enfants !

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Les troubles Dys, TDAH, et les EIP

Les troubles Dys, TDAH

  • Les dys :

    • dyslexie : troubles de la lecture
    • dysorthographie : troubles de l’orthographe
    • dyscalculie : troubles des activités numériques
    • dysgraphie : troubles de l’écriture
    • dyspraxie : troubles du geste
    • dysphasie : troubles de la parole

 

  • Les TDA ou  TDAH : Troubles de Déficit de l’Attention avec ou sans hyperactivité

Les troubles Dys, TDAH se manifestent chez des enfants dont l’intelligence est normale, voire supérieure à la moyenne. Ces élèves éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à s’exprimer, à se concentrer. Par ailleurs, leur fonctionnement particulier leur donne des atouts indéniables (talents verbaux, bon raisonnement, imaginatif, créatif, sensible, sens de l’humour, altruiste…) que l’école ne met pas assez en valeur.

Selon leurs difficultés, ils sont généralement suivis par des orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, graphothérapeutes, orthoptistes …

A l’école, tout travail leur coûte beaucoup plus que les autres élèves. Face à l’écart vis à vis de leurs pairs, ils perdent confiance. Il est alors impératif que des aménagements soient mis en place pour alléger leur travail et les encourager dans leurs efforts considérables.  Il est primordial que leurs points forts et leurs progrès soient valorisés.

Grâce à une aide et des adaptations raisonnées, ces élèves peuvent réellement progresser. Certes, ils doivent travailler davantage que leurs pairs. Mais, leurs efforts leur permettront de compenser leurs difficultés au long terme. En effet, de nombreuses études sur le cerveau prouvent qu’un travail efficace et régulier peut modifier le fonctionnement du cerveau. Forts de leurs progrès, ces élèves auront l’habitude du sens de l’effort, de la persévérance et seront d’autant plus fiers de leurs progrès méritants.

  • Les EIP : les enfants intellectuellement précoces.

Ces enfants se caractérisent avant tout par un fonctionnement cognitif spécifique qui peut entraîner des particularités importantes dans les processus d’apprentissage, de compréhension, mais aussi d’attention.

Outre ces particularités, on peut fréquemment observer chez les EIP un décalage entre le rythme de développement psychomoteur et affectif  et le développement intellectuel.

Les différents décalages vis-à-vis des enfants de leur âge ainsi que le développement très hétérogène de leurs compétences cognitives peuvent entrainer chez eux des difficultés et/ou de la souffrance, s’ils ne sont pas reconnus ou accompagnés.
Les élèves à haut potentiel peuvent également présenter des troubles des apprentissages.

Ce que je propose

Ce qu’en disent quelques spécialistes

 

Lectures et avis d’experts sur les profils dys

Quelques lectures autour des profils dys

« Je m’appliquais, pourtant, au début, j’ourlais mes lettres tant bien que

Un cours personnalisé pour enfant ayant des troubles de l'apprentissage

mal, mais peu à peu les lettres se métamorphosaient d’elles-mêmes en ces petits êtres sautillants et joyeux qui s’en allaient folâtrer ailleurs » Daniel Pennac, dans Chagrin d’école.

« Je ne crois plus aux fées, et pourtant je veux commencer l’histoire du  petit Gilles par : <<Il était une fois …>> parce que dans notre monde moderne, certains enfants sont victimes d’une invisible Carabosse … Notre Carabosse sans visage, qui possède le redoutable pouvoir de transformer en cancre un enfant intelligent, se nomme la Dyslexie. »
Gisèle Plantier, dans Les malheurs d’un enfant dyslexique ( Gisèle Plantier est présidente-fondatrice de la Fédération nationale des parents d’enfants dyslexiques « APEDYS-France »)

« À cette époque, la dyslexie était encore méconnue. Les enseignants ignoraient qu’un dyslexique permutait, à son insu, les syllabes dans un mot ou les chiffres dans un nombre. Ils n’imaginaient pas une seconde, que les mots tordus que j’employais dans mes phrases étaient cohérents pour moi. Que mes yeux lisaient à l’endroit ce que mon cerveau écrivait à l’envers. »
Autodidacte, car dyslexique, Pascal Perrat est pourtant reconnu comme un mentor de l’écriture sous toutes ses formes.( extrait de http://www.entre2lettres.com/dyslexie-3/)


Les experts parlent des profils dys

« Pour pouvoir parler de DYS, il faut montrer chez un enfant intelligent la dissociation entre des performances normales, voire supérieures à la normale, dans certains secteurs et des performances significativement en décalage par rapport à ce que l’on est en droit d’attendre pour cet âge là… ».
De Alain Pouhet, Médecin  de rééducation fonctionnelle. https://sites.google.com/site/dralainpouhet/home

« Environ 5 à 12 % des enfants d’une classe d’âge souffrent de déficits dans un domaine cognitif : dysphasie (troubles du langage oral), dyslexie (troubles de la lecture), dyscalculie (troubles du calcul), dyspraxie (troubles du mouvement), hyperactivité ou déficit de l’attention. »
De G Dehaene, Pédiatre et directrice de recherche au CNRS.  http://www.unicog.org/bblab/topic/index.html

« Le cerveau de l’enfant présente des capacités d’apprentissage et de récupération bien plus vastes que celui de l’adulte. C’est pourquoi un entraînement intensif et répété peut faire des merveilles. »
Extrait du livre Apprendre à lire de Stanilas Dehaene, psychologue cognitif et neuroscientifique, professeur au Collège de France. http://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/

«Non diagnostiqué, l’enfant précoce se fait piéger dans un cycle infernal qui s’aggrave avec le temps : il est en échec scolaire et n’aima pas ça, par conséquent son comportement s’en ressent… Arrive alors l’heure de la démotivation qui va elle-même augmenter les difficultés scolaires, etc …» Extrait du livre « Même pas grave! » d’Olivier Revol, neuropsychiatre, pédopsychiatre, chef du Centre des troubles des apprentissages à l’hôpital neurologique de Lyon. Il est spécialisé dans l’hyperactivité et la précocité intellectuelle.

«Et surtout, la motivation: moteur de tout apprentissage, de tout désir de savoir et d’apprendre, doit être au rendez-vous. Sans motivation l’enfant le plus intelligent et le plus compétent n’arrive plus à se servir de son potentiel, de ses ressources, il n’a plus envie,… Tout un travail de remobilisation, de réanimation doit alors être rapidement entrepris au risque d’un péril scolaire et personnel lourd de conséquences.»
Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute. http://www.cogitoz.com/PI.aspx?PLinkId=20&PT=100


Autres liens :

http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-des-apprentissages-les-troubles-dys

http://www.paristechreview.com/2013/11/07/apprentissage-neurosciences/

http://www.savoir-apprendre.info/


Un soutien adapté aux profils dys

Tout apprentissage se construit progressivement, à un rythme adapté et régulier. Il nécessite des supports simples, clairs et rigoureux. Sur ces bases, il doit respecter les besoins de l’apprenant. Aussi, je propose un suivi personnalisé selon l’âge, le niveau et les particularités de l’enfant souffrant de troubles dys.